La végétation varie en fonction de la pluie, de l’altitude et de l’influence de l’homme.
La côte Est (au vent) subit l’influence des alizés qui amènent des précipitations importantes alors
que la côte Ouest (sous le vent) possède un climat plus sec. Ces différences sont très contrastées
car les précipitations peuvent varier de moins de 500 mm/an (Le Port, St Gilles) à plus de 9000 mm/an (Takamaka).
L’altitude influence les températures moyennes annuelles qui varient de 24° C au niveau de la mer à 10° C dans les zones les plus élevées.
Sur le littoral, nous trouvons le filaos dans l’ouest et le vacoa dans l’est.
Au dessus, paysage de savane (Cap la Houssaye) et vestiges de forêts sèches (la Possession, Saint Bernard)
dans l’ouest. Forêt tropicale humide des bas (Ste Rose, St Philippe) dans l’est.
Entre 600 et 1000 mètres s’étend la zone des cultures :
canne à sucre,
géranium et
pâturages.
Entre 1000 m et 1800 m la forêt tropicale humide des hauts est le groupement végétal le plus riche
en espèces d’arbres et d’arbustes colonisés par les épiphytes. Bois de nèfles, bois de corail,
bois maigre, mapou,
tan-rouge, change écorce, fougère arborescente, mahot (Dombeya). Une partie de cette forêt a été détruite pour permettre
d’implanter des exploitations de cryptomérias en provenance du Japon.
C’est aussi la zone de la forêt de
tamarins des hauts, avec ses troncs enchevêtrés qui se couchent, ses fougères,
ses mousses et les touffes de
calumets (bambou endémique de Bourbon).
Toujours à la même altitude, mais dans l’est, c’est le domaine des
pandanus (« Pinpin ») du palmiste des hauts
et de la
fougère arborescente.
Au dessus de 1800 m la luxuriance laisse la place aux maigres buissons de la végétation
éricoïde d’altitude (Piton des Neiges, Roche Ecrite, Grand Bénare) branle vert ou blanc, petit bois de rempart,
petit tamarin des hauts.
Passé 2200 m la végétation s’éclipse au profit du minéral, à part quelques lichens.
Dès que l’homme défriche pour cultiver ou faire des routes, les pestes végétales envahissent
et détruisent les milieux naturels. Raisin marron, goyavier,
longose, ajonc d’Europe, liane papillon,
galabert ou corbeille d'or.
Mais l’activité de l’homme permet aussi l’exubérance et la richesse des cours et des jardins.
Alamanda,
bougainvillier, flamboyant,
poinsettia, letchi, mangue,
orange,
citron, combava, avocat,
pamplemousse,
mûre ou fraise de l'eau etc..
Un grand merci à Chantal Misandeau (Présidente d'ADEFA -
www.adefa-madagascar.org ) pour cette page sur la flore de La Réunion
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